Activation des châteaux de Dordogne |
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24-034 - Beynac |
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Historique
: Le Sarladais Au coeur du Périgord noir "Beynac est incontestablement l'un des trois plus beaux châteaux du Périgord, tant par son architecture que par la beauté de son site. Comme une lourde caravelle de pierre, il est à l'ancre sur une haute falaise calcaire, corrodée par les siècles et dominant un charmant village allongé sur la rive droite de la Dordogne. Il surplombe le fleuve comme les Burgs germaniques surplombent le Rhin, mais sans nulle mélancolie romantique : ici la qualité de la lumière généreuse, la patine dorée des murailles vertigineuses, le reflet du village dans l'eau verte, tout contribue à donner une impression de vie, de gaieté et d'audace. Vers la plaine, c'est son élévation occidentale ‑ la plus ensoleillée ‑ que révèle Beynac. Elle est fort complexe. A droite, c'est un vaste logis percé, au XVIe siècle, de baies à meneaux, agrémenté au sud‑ouest d'une tourelle d'angle en encorbellement, tourelle circulaire du XVIIe siècle, à trois étages, sommée d'une coupolette de pierre. Au centre, c'est un logis à haut pignon, avec des baies à meneaux. A gauche, un logis très ancien, crénelé, est prolongé vers son angle nord-ouest par une sorte de bastion défensif en forme de proue, fort archaïque, avec des baies géminées, des bretèches, une terrasse crénelée, deux tours d'angle en encorbellement. Derrière cette partie se profile, menaçant, un aérien donjon carré, crénelé, muni de mâchicoulis, d'une tourelle d'angle à poivrière. La hauteur de ce donjon semble encore exagérée par sa gracilité et son envol. En fait, un second donjon apparaît en arrière‑plan, accosté d'une tour d'angle carrée, lisse, démesurément haute. A ces défenses, déjà sérieuses, il faudrait ajouter, vers le sud‑est, un logis crénelé du XIVe siècle, avec des échauguettes circulaires à poivrières, destinées à battre la barbacane, pratiquée dans un rempart solide, très haut, crénelé, scandé de tours carrées, lequel se poursuit vers le nord jusqu'à enclore une chapelle, aussi audacieusement juchée sur là‑pic que le château ; elle est devenue l'église paroissiale. Quant à l'intérieur du château, il faudrait y signaler une multitude d'éléments intéressants, datant du XIIe au XVIIe Siècle, : une grandsalle immense, dite «salle des gardes» ou «salle des États», avec une belle cheminée Renaissance ; un petit oratoire roman dont les murs conservent de remarquables fresques du XVe ; une Vierge de Pitié et une excellente Cène, dans laquelle apparaît, comme maître d'hôtel, saint Martial en personne. Un bel escalier sur plan carré donne accès aux logis du Grand Siècle, ornés de boiseries et de plafonds peints. Quelque réparé qu'eut été le logis, à toute époque, il constitue une synthèse de l'art de bâtir et de l'art de se défendre à travers les siècles. Au demeurant, pour les visiteurs, l'intérêt n'est‑il pas aussi bien dans le tableau que révèlent les fenêtres : d'admirables vues sur la lumineuse Dordogne et la grande vallée, entre des coteaux chevelus, piqués de châteaux et de manoirs? Quant à l'histoire de Beynac, l'une des quatre baronnies du Périgord, elle se perd, au moins pour le Moyen Age, dans le sfumato de la légende. On sait qu'au début du XIIe siècle il existait des sires de Beynac puisqu'ils firent des legs à l'abbaye de Cadouin. En 1147, le seigneur de céans part pour la deuxième croisade. Quand il mourra, à la fin du siècle, Richard Coeur de Lion, duc d'Aquitaine, suzerain de Beynac, tentera de donner le fief à l'un de ses capitaines, Mercadier, mais celui‑ci est malement assassiné et Beynac reste aux Beynac. En 1214, Beynac, dont le seigneur est cathare ‑ ou tout au moins accusé d'hérésie ‑ est assiégé par Simon de Montfort et ses croisés. La forteresse est prise ; on en rase les défenses mais on laisse au seigneur la vie... et le fief. Le XIIIe siècle verra Beynac dans la mouvance française, à l'ire du roi d'Angleterre. Pour tant bien des raisons auraient pu amener les Beynac à s'entredéchirer car plusieurs frères ou cousins sont coseigneurs des mêmes fiefs mais le traité de Brétigny cède le Périgord à Edouard III sur Beynac flotte la bannière aux léopards. En 1368, Beynac est de nouveau français. En 1370, par suite d'un mariage, la branche cadette (Commarque) s'y substitue à l'aînée ; elle va combattre contre les Anglais. Mais le nouveau baron de Beynac est fait prisonnier par Commarque et doit payer rançon. Un de ses successeurs, Pons de Beynac, prendra la tête des combattants pour libérer le Sarladais de l'occupation anglaise. Au mitan du XVe siècle, celle‑ci est définitivement terminée dans la région. Las ! Viendront ensuite les guerres de religion. Dès 1575, Beynac prend parti pour les huguenots, ce qui ne manque pas de créer une longue suite de tracas. Sous Louis XIII, la baronnie devient marquisat. Désormais les Beynac serviront le roi et avec un tel zèle qu'on ne compte plus combien d'entre eux sont tués ou blessés sur les champs de bataille. En 1732, le fief tombe en quenouille! L'une des quatre filles épouse Christophe de Beaumont, filleul et neveu de l'archevêque de Paris, seigneur de La Roque‑de‑Meyrals. Les Beaumont‑Beynac possédaient encore Beynac il y a quelques années." |
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Trafic
: F2YT/P, F3CN, F3JK, F5BWY, F5CDE, F5CPW/P, F5GSD, F5HAY, F5ICC, F5IL, F5INI, F5IYW, F5JSK, F5JYD, F5LMK, F5LWF, F5MFU, F5MSC, F5NLX, F5NMK, F5NPS, F5NVU, F5NWL, F5NYZ, F5OGC, F5PEZ, F5QB, F5RAB, F5RDS, F5RVI, F5SZB, F5UAY, F5UBH, F5UBN, F5XL, F5ZL, F6ATX, F6CEA, F6CKH, F6DKO, F6DOB, F6FCZ, F6FNA, F6GAF, F6GCP, F6HHG, F6HIA/P, F6IGF, F6JOU, F6LDW, F8ACL, F8AOW, F8BMN, F8CMA, F8DDG, F8DGQ, F8KFE, F8UIW, F9DK, F9OB, F9PN, DF1BN, DF3FS, DF7GK, DL2KDW, DL3EA, EA1CJD, EA2BT, EA2EC, EA2RC, EA3AG, EA3BEM, EA3FEJ, EA3IM, EA4YT, EA5FG, EA5FTE, EA5JC, G3VQO, HB9BAB, HB9DLO, HB9XC, I2CZQ, I2LVN, IK1GPG, IK1PAL, IN3NJB, ON4CAS, ON4LDK, ON4LDM, ON4ZD, ON5JE, ON5PV, ON5SD, ON5UD, ON6QP, ON6WH, ON7AC, ON7RL, ON7RN, ON7VZ, ON7ZB. |
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