Activation des châteaux de Dordogne |
|||
24-019 - Castelnaud |
|||
|
|
|||
| Activation : |
|||
| |
|||
|
Historique
:
Le Sarladais Le Sarladais méridional
"Castelnaud est l'une des ruines les plus
impressionnantes du Périgord. Son profil se découpe sur une échine
rocheuse dominant la Dordogne, en une région où la vallée, infiniment
noble, s'élargit et se peuple de châteaux. Il est malaisé de décrire
Castelnaud par ce qu'il en reste. Le mieux est d'aller chercher un
observatoire vers l'ouest, sur le coteau, pour tenter d'en avoir une vue
cavalière en s'aidant des dessins et du plan qu'en dessina vers 1918
l'architecte Laffilée (il était alors possesseur de la ruine).
Une excellente monographie du château fut rédigée par F. de La Tombelle. L'assise de la forteresse est constituée par un triangle de rocher, ancré sur une échine parallèle à la Dordogne, sur sa rive gauche. Le flanc oriental de la forteresse est ainsi constitué par l'à-pic sur le fleuve, ce qui permet une économie de murailles de ce côté où le vertige suffit à arrêter le plus audacieux. Au nord, un fossé est taillé dans le roc : il est battu par une courtine dans laquelle s'ouvre une porte entre un boulevard crénelé et une tour carrée à chemin de ronde (l'ensemble date du XVe siècle). Au sud, dominant le bourg, c'est une courtine du XVe siècle scandé de tours demi-circulaires ; elle s'ouvre vers le sud-ouest par une barbacane donnant accès à une rampe qui va buter ensuite contre une seconde barbacane, plus difficile encore à franchir. L'essentiel de la forteresse est au sud : triangle irrégulier de constructions des XIIe et XIIIe siècles, défense en éperon vers le nord, donjon carré romand flanqué d'une énorme tour circulaire du XVe siècle dont les murs talutés atteignent quatre mètres d'épaisseur. Ajoutons qu'une échelle de fuite pouvait être utilisée à l'est, que les défenses, véritablement raffinées, avaient été améliorées suivant les progrès successifs aussi bien par les Anglais que par les Français et selon les occupations successives, que le XVe siècle avait en principe achevé de réparer l'ensemble, qu'à cette date on avait probablement songé à mettre au goût du jour la demeure qui eut cessé d'être forteresse pour devenir château de plaisance, mais que la dame du lieu préféra faire bâtir un château tout neuf dans la plaine... Aussi bien convient-il de résume en quelques lignes le destin de Castelnaud. A la fin du XIIe siècle, il était habité par Bernard de Casnac (ou Cosnac) et sa femme, Alix de Turenne ; ce couple cynique et sans entrailles était de surcroît hérétique, ce qui explique qu'en 1214 Simon de Montfort ait attaqué le château et que la Canzon de la Croisade ait pu dire : Le comte de Montfort qui a Castelnaud fut Montre que pour combattre il a force et vertu... Le château pris, on l'équipa et on le répara, comme si on avait pressenti que la paix ne serait pas longue. En effet, viennent les guerres anglaises : sièges, combats, escarmouches, alternances d'occupations. En 1405, Castelnaud prend parti pour les Anglais ; il est racheté par le roi de France, repris en 1407 par les Anglais qui y mettent un singulier capitaine : Ramonet de Sort, et conservent la forteresse pendant un quart de siècle. Les Français ne la reprendront que dix ans avant Castillon. Et quand la paix sera définitivement revenue, comme si une telle demeure ne fût faite que pour les guerre, Brandelis de Caumont relèvera les ruines vers 1463. A la fin du XVe siècle, François de Caumont et sa femme Claude de Cardaillac, au lieu de rajeunir les logis, envisagèrent de décampe et de bâtir dans la plaine. Castelnaud ne sera plus qu'une vulgaire caserne pour les troupes de passage. Les seigneurs y mettent un lieutenant, Arnaud de Vivans. Adieu la gloire ! La forteresse se ruinera lentement ; elle servira même de carrière quand, au XIXe siècle, on voudra bâtir à ses pieds une cale à bateaux sur la Dordogne. Et ce livre de vie qui inscrivit sur ses jaunes parchemins le récit des luttes, l'interminable liste des sièges et des soudards occis sur ses créneaux, ce rude livre est devenu le Missel d'Amour d'Albéric Cahuhet." |
|||
| |
|||
|
Trafic
: 40m - SSB F2NH, F2QR, F2YT, F3CN, F3JK, F5AOV/P, F5ART, F5AXP, F5BWY, F5CWU, F5DGB, F5HDK, F5HTV, F5ICC, F5IDJ, F5IL, F5INJ, F5IYW, F5JGA, F5JIT, F5JKX, F5JMA, F5JQB/P, F5JQI, F5JSK, F5LMK, F5LWF, F5MCC, F5MDF, F5MFL, F5MFU, F5MID, F5MMX, F5MVM, F5MXF, F5NMK, F5NPS, F5NVU, F5NYZ, F5PEZ, F5PJQ, F5PRK, F5PTI/P, F5QB, F5RDC, F5ROX, F5RVI, F5SKG, F5SZB, F5TVL, F5UAY, F5UBN, F5UJZ, F5UOE, F5XL, F5YJ/P, F5ZL, F6BVB, F6CFT, F6CKH, F6COW, F6CUW, F6CVD, F6DFL, F6DKO, F6FCG, F6FCZ, F6FED, F6FNA, F6GAF, F6GCL, F6GCP, F6GVS, F6HAU/P, F6HIA, F6HLE, F6HMJ/P, F6IGF/P, F6IPS, F6JOU, F8ACL, F8AOW, F8AZB, F8BMG, F8BOM, F8CIH, F8CKS, F8EP, F8TIK, F8UIW, F9LM, F9MD, F9OB, F9YO, TK/F5DM/P, DF1BN, DJ9HQ, DL6ATM, EA1CJD, EA2BT, EA2RC, EA3AOI, EA3GHQ, EA3LS, EA3SE, EA4YT, EA5BHK, EA5FTE, EA5HE, HB9BAB, IK1GPG, IV3BLS, ON4CBV, ON4LDK, ON4LDM, ON5UD, ON7FC, ON7RN, ON7ZB. |
|||
| |
|||
|
|||
|
|
|||