Activation des châteaux de Dordogne |
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24-002 - Lanquais |
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Historique
: Le Bergeracois Le Bergeracois oriental Le château de Lanquais offre un passionnant intérêt et présente à l'amateur d'art deux parties bien différentes : un logis auquel se soudent une tour polygonale d'escalier et une grosse tour circulaire à mâchicoulis couronnée d'un chemin de ronde ; tout cela du XVe siècle. On ignore comment s'achevait à l'ouest ce château ancien. Au XVIe siècle, on décida sans doute de bâtir de toutes pièces une demeure dans le goût d'alors mais, par prudence, on abattit seulement la partie occidentale du château (ce qui nous a valu de conserver l'orientale, car la chantier ouvert n'acheva jamais le demeure projetée et n'en construisit que la moitié). Il est probable que le plan d'ensemble prévoyait un logis entre les pavillons en retour d'équerre. Le corps principal du logis (soudé et comme enté sur la partie du XVe siècle) offre deux hauts étages percés de baies moulurées et une toiture aigue, ornée de lucarnes géminées, à frontons très ouvragés. Le pavillon de l'ouest présente une ordonnance semblable ; le morceau de triomphe qui en fait un chef-d'oeuvre est son élévation est, du côté de la cour d'honneur : une porte en plein cintre occupe le rez-de-chaussée, trois baies rectangulaires le premier étage, une baie rectangulaire entre des baies arrondies(toutes ornées de frontons) constituent le premier étage ; le troisième est percé de deux baies jumelées, arrondies ; enfin, sur le toit apparaît une lucarne à meneaux, dominée par un fronton compliqué, sommé de pots à feu. Partout apparaissent des recherches dans l'appareil (bossages, vermiculages, rosaces, grecques), de belles corniches à damiers. Le rythme est obtenu par les percements traités comme des travées, ou encore par la mouluration, voire par les bossages. Bref, c'est un ensemble architectural d'une grande qualité, commencé au XVIe siècle, achevé au début du XVIIe et dont on ne regrette de ne pas connaître le maître d'oeuvre. L'histoire des gens qui habitèrent ces lieux n'est pas mieux connue que celle de leur architecture. Au plus loin qu'on puisse remonter, ce sont les Mons qui possèdent le fief. Du XIIe au XVe siècle, de sont les La Cropte qui sont tantôt pour les Anglais, tantôt pour les Français. Après quoi, le fief échoit aux Limeuil-Turenne, qui sont en fait des La Tour d'Auvergne. La personne la plus pittoresque de la famille est sans doute Ysabeau de Limeuil, qui fit partie de l' "escadron volant" de la reine Catherine de Médicis. Elle fit beaucoup parler d'elle ; Brantôme, entre mille, en fut amoureux. On a voulu voir en elle la créatrice du château Renaissance : belle tentation que de donner ce cadre somptueux à un visage si vétuste ! En fait, le véritable propriétaire du fief semble avoir été alors le frère d'Ysabeau, Galliot de La Tour d'Auvergne. En 1577, le château fut attaqué par Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, cousin du châtelain : il lança 500 boulets sur le logis et décampa (les dégâts se lisent encore sur certaines murailles). A l'orée du XVIIe siècle, c'est le duc d'Antin qui, ayant acheté Limeuil, devint aussi le seigneur de Lanquais. Mais très vite, il cède le fief aux Gourgues, magistrats et armateurs bordelais dont les descendants possèdent encore la demeure et conservent le mobilier, notamment les admirables cheminées sculptées, d'une telle qualité, qu'il faudrait un jour savoir quelle école a réalisé, vers 1580, des ensembles aussi remarquables que ceux des Piles, Biron, Fages et Lanquais." |
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Trafic
: En attente de réception |
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